Un recueil de 90 pages d’aphorismes éditée par Gros Textes.
- Quel fainéant ce Socrate, préférant taper la discute avec ses potes sur un banc ou au pied d'un arbre plutôt que prendre un crayon et conséquemment laisser le boulot à
Platon, son secrétaire.
Quant à Jésus, lui, s’il s’est bien essayé à l'écriture a choisi le plus mauvais des supports : le sable.
- Le matérialisme est peut-être sans âme mais a beaucoup d’esprit.
- Que le capitalisme ait toujours mieux réussi que les autres systèmes démontre simplement son féroce appétit pour l'argent et sa plus grande aptitude au cynisme.
- L’aphorisme a au moins deux atouts. Le premier, et pas le moindre, est de ne pas lasser par de trop longs développements, et le second, d’obliger le lecteur, frustré par la concision, à
penser par lui-même.
Préface de Patrice Maltaverne (Traction-Brabant) ; Illustration de couverture, Sylvia Mota.
La Bible de l'Occident devrait être l'Iliade et l'Odyssée.Les enfants seraient initiés à l'art et la
poésieplutôt qu'à la foi. Et le mondene s'en porterait pas plus mal.
Encres Vives est une maison d'édition fondée en 1960 à Toulouse par plusieurs jeunes étudiants réunis autour de Michel
Cosem. Ils forment alors un groupe du même nom.
Entre 1968 et 1978 la collection Manuscrits explore les rapports entre le texte, la mise-en-page et le graphisme.
Deux autres collections l’accompagnent : la collection Lieu et la collection Encres Blanches.
En 2006 son comité de rédaction est : Annie Briet, Jean-Louis Clarac, Michel Cosem, Chantal Danjou, Michel Ducom, Michel Dugué, Gilles
Lades, Jacques Lades, Jacqueline St Jean, Christian Saint-Paul, Jean-Max Tixier.
Ce petit vent d’estuaire qui festonne des langues de brume sur les lumières de la ville donne le goût du poème. Des métaphores pour
aussières entre les grèves et l’estran bercées par le clapotis du ressac. Une syntaxe au fort parfum de goémon pour des songes d’épousailles avec la mer. Ensemencée de méduses lumineuses la
métonymie boit un verre d’algues noires à la santé des nixes en minijupes, amantes des lagunes vertes. Un soir de nacre sur l’horizon marine et la poésie s’embarque sur des vaisseaux aux ailes
d’albatros.
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